Manuelle Gauthier
  • Manuelle Gauthier  :  Foulard au cou 07/02/23 → 07/03/24
  • 07/02/23 → 07/03/24

En réponse à l’appel de Faire comme si tout allait bien, l’artiste Manuelle Gauthier propose de se positionner en porte-à-faux devant les modèles institutionnels qui dénaturent la pratique artistique en créant un jardin pour le repos :

«Dans ce lieu de cure, l’entrepreneur en arts visuels pourra se délester de ses ambitions, de son arrivisme acharné et prendre part au rêve inachevé d’une artiste romantique. Tout y est calme et serein, que le rou-rou des colombes, le goutte-à-goutte d’un nuage et les formules magiques de l’hypnotiseur. Rien de mieux pour apaiser les voix intérieures que le doux chant d’une harpe. Près de la fontaine on se remémore notre parcours depuis l’enfance. Ce sentier de gouache ou de papier bouchonné emprunté innocemment pour s’introduire dans l’univers de la création… Puis, comme si toute recherche de repos débutait par une lassitude, l’artiste, foulard au cou, se demande : Ai-je tant d’amour a donner ou suis-je si fatigué? Je pèse plume ou pierre? Suis-je le combustible ou la machine? Et, dans le nœud de son foulard d’engagement se coince une terrible question : La carrière ou la Vie?… …Hélas, j’ai succombé au cynisme et certains aspects de l’environnement viennent intoxiquer l’idée de la cure totale…»

Manuelle Gauthier

Imaginé au départ comme un espace d’évasion réactionnelle, comme un mouvement de repli défensif face à la menace du carriérisme, l’artiste dépasse le dilemme existentiel et transforme l’incertitude en force créatrice. Ce jardin pour le repos restera ouvert toute la nuit aux festivaliers de la Nuit Blanche à Montréal.

En accumulant une série d’actions, Manuelle Gauthier s’amuse à créer des rapports entre certains phénomènes culturels et son propre vécu. Pour «bricoler du sens», elle s’offre beaucoup de liberté : fabrication d’objets et de décors, tournage de saynètes, interviews, échantillonnages cinématographiques, compositions musicales, élevage de petits animaux, documentation de ses propres expériences thérapeutiques, etc! Une logique singulière émerge de cet amalgame et, au fil des projets, l’artiste développe une mythologie personnelle qui se répète selon différentes variations.

Manuelle Gauthier vit et travaille à Montréal. Elle a terminé une maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’UQÀM en 2005. Son travail a été présenté lors de divers événements et dans différents lieux d’exposition tels que : Festival Arcadia (Montréal 2006), École Supérieure d’Audiovisuel de l’Université Toulouse-le-Mirail (Toulouse 2006), La Casa Encendida (Madrid 2005), La Cinémathèque québécoise (Montréal 2001 et 2005), les Piknic Électronik (Montréal 2005), Pique-nique VI (Montréal 2005), Dare-Dare (Montréal 2005), Galerie de l’UQÀM (Montréal 2004), Fonderie Darling (Montréal 2003), SAT (Montréal 2002).

Remerciements :
À mon amour, José Pouliot.
Merci à Anne Bertrand, ainsi que toute l’équipe de Skol, Guy Asselin, Stéphane Beaudet, Céline B. LaTerreur, Richard Boudrias, Vincent Breton, Jacques Camiré, Belinda Campbell, Joceline Chabot, Dominique Engel, Nicolas Flemming, Emmanuel Galland, David Jacques, Catherine Jolin, Marcio Lana Lopez, Frédéric Lavoie, Jean-François Leboeuf, René Lemire, Stacey Loewen, Thierry Marceau, Stéphanie Pouliot, Mélanie Racine, Nelly-Ève Rajotte, Simon Robitaille, Le Service Audiovisuel de l’UQÀM, Sally Sheeks, Dominique Sirois, Jean-Philippe Thibeault, Stéphane Tremblay.

L’artiste n’aurait pu réaliser cette œuvre sans la participation financière du CALQ.

Vernissage le soir de la Nuit Blanche le samedi 3 mars à 19h
le Centre restera ouvert jusqu’à 5h pour les festivaliers de la Nuit Blanche en compagnie de Stacey Loewen, harpiste.

Rencontre avec l’artiste le samedi 10 mars à 15h00

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